Tuesday, October 14, 2008

Monday, October 13, 2008

Tarkovski, l’image-caractère et l’animation

Dans « Le temps scellé », Tarkovski décrit un autre type d’image : l’image-caractère. « Voilà le paradoxe : l’image-caractère est l’expression la plus complète de ce qui est typique, mais le mieux elle l’exprime, le plus elle devient individuelle et unique (p.133) ». Je sais très bien que Tarkovski est un grand fervent du réalisme et de la simplicité, mais je me demande ce qui en est de cette affirmation pour une animation plus abstraite. Une animation dessinée ne sera jamais la chose représentée, mais le caractère exprimé par l’image-mouvement et l’image-son peut lui proférer un caractère plus vrai que la chose elle-même. Par exemple, un animateur dessine des courbes et des lignes sous une musique jazz de manière que les dessins deviennent des notes. Il est évident que ce ne sont pas des notes réelles, mais si l’alliance entre l’image et le son est bien effectuée, le tout devient identifiable. Serait-ce cette fameuse image-caractère qui exprime le typique de cette image afin de la rendre individuelle et unique?

Saturday, October 11, 2008

La Zone du temps

Comme le mentionnait Anne-Louise plus tôt cette semaine, il est difficile de ne pas penser à l’image-temps et à l’image-mouvement en écoutant Stalker. Le cinéma de Tarkovski a la particularité de donner la chance au spectateur d’expérimenter le temps à travers de longs plans de caméra capturant le passage de la vie et de l’homme dans son environnement. À l’intérieur de la Zone dans Stalker, chaque plan permet de savourer le moment présent, mais aussi de mettre en relation passé, présent et futur.
Cette connexion entre les trois temporalités se distingue particulièrement dans la scène de la traversée du tunnel dans la Zone. Les personnages progressent lentement dans l’espoir de parvenir au bout du tunnel, toujours dans la peur de mourir, dans le soulagement d’être parvenu jusqu’à ce point et dans l’angoisse de n’être en mesure de se rendre jusqu’à bout. La limite du tunnel leur permet d’envisager une fin heureuse, mais le point où ils se trouvent à l’instant les maintient dans un état de frayeur constant. Ils sont dans le présent, tout en étant tiraillés entre le passé et l’avenir.

Friday, October 10, 2008

When we watch films as an audience we all follow different motives. Some of us search for an entertainment that helps to escape reality, others look for drama that allows to go through a fictionalized catharsis. Nonetheless, in both cases we deal with the time we spend, waste or gain in cinema. At some point, the reception process drastically resembles the reversible circuit between actual and virtual images. The audience sees on the screen a picture that is actualized, “a pure fiction of reality” according to Deleuze (85), but all our readings or perceptions are, in fact, virtual. Therefore, for the spectator in cinema the current moment already includes his/her interaction with different plans of time, so being in the present we reach a fictionalized past or future. It is perhaps our simultaneous coexistence with regions of time that makes us love films.

look at this

just for those who can be interested, this music video make me feel a weird sensation that always make me think of Deleuze theories.
See for you self at this address: http://www.youtube.com/watch?v=MPJJSCFdVd0

la Zone, ou le lieu que décrit Deleuze

En revoyant le film Stalker de A. Tarkovski, j'y ai reconnu une représentation cinématographique de l'image-mouvement et l'image-temps de Gilles Deleuze. Lorsque les personnages entrent dans la "zone", le lieu est rapidement identifier par sa capacité de mouvement. En fait, la zone est en constante transformation; on en repart toujours par des chemins différents. Ce lieu est à l'image de la description du monde que faisait Deleuze; là où le mouvement est une transformation perpétuelle, là où chaque éléments n'a d'immobile que l'illusion de sa fixité. Le temps qui s'écoule dans la zone n'est pas comptabilisé mais vécu à travers les transformations ambiantes. Puisque tout est en mouvement constant, le présent n'est qu'un mirage entre le passé et l'avenir. Sa vie est si brève qu'il apparait déformé, il semble lent mais est rarement visible. Stalker demande de prendre une pose et de vivre un instant sans penser plus loin que la beauté énigmatique de la transformation, et donc du mouvement dans une temporalité qui s'évapore indéfiniment. Si vous ne l'avez jamais vu, regarder et écouter. Puis reliser Deleuze, et vous verrez la poésie de la philosophie perpétuelle de ce qui nous entoure mais dont on oublie l'existence.

Thursday, October 9, 2008

The vernacular and the visceral

The vernacular and the visceral are two of my favourite concepts in relation to the creative process. Both side-step established vision.
Both hark back to a certain cultural rawness (of language, of interior being ).

Aesthetics have a relationship to these words when we see something that is not following particular or predictable patterns. We are drawn into the nuances of a visual language that may be only coming into being, and that birth has its origin in these two words. Doesn't everything?